jeudi 31 juillet 2008

Dans le gisant de Juillet





Dans le gisant de juillet je suis allée au jardin,

M’y promener.

J’y ai trouvé un parfum inconnu

Qui loin de me rappeler mes étés d’enfant.

Ou le feu du soleil et l’éclat des étoiles

Signifiait liberté et vacances.

A la place vacante il s’était installé

Parfum d’herbe humide

Et de fraîches soirées.

Au couchant rien ne bougeait, tout était immobile

Attendant peut-être l’été ou tout du moins son apogée…

Le mois de Ste Anne s’en est allé

Avec nos espérance et nos rêves.

Laissant derrière lui un goût d’inconnu.

J’ai dans la tête une trace de foin d’odeur

Et de trèfle rose

Que ma mère dissimulait entre les draps de coton frais.

Dans cette grosse armoire de pin.

Cette armoire qui comme un cœur conserve tant de chose.

Juillet; la luzerne aussi et la plainte des vaches au champs.

L’odeur sucrée des chevaux, le bruit du crin qui chasse les mouches

Ainsi que leurs soupirs et la course folle des poulains.

Plus rien de nos repères

Aucune trace.

Pas encore de soirées sur les galeries, les berçantes sont remisées, oubliées elles sont d’une autre génération.

Tout comme ces embruns et le cri des mouettes.

Venant vers nous Aout s’installera et un beau jour nous découvrirons

Que mine de rien nous avons passé droit

A cet été tant espéré.

2 commentaires:

Vérone a dit…

Chapeau Bas Marie !!!
J'adore te lire , c'est royale !!!
Tu as un don
Celui de l'écriture ...
Parmis tant autre !
Bravo
Bonne journée
Vérone

valou1975 a dit…

j'adore toutes ces fleurs... très très beau... et je retrouve le tournesol... j'adore !!!

Au moin une fois par jour ....

Au moins une fois par jour nous recevons des veilles et alertes d'orages violents. La pluie est devenue journalière, pas moyen de passer...